Le dynamisme économique stimule la croissance en Afrique orientale malgré le climat politique difficile

Les économies diversifiées et axées sur les services ont eu une bonne année alors que les économies d’Afrique qui dépendent de la production pétrolière continuent de souffrir de la chute des cours. C’est ce que fait ressortir le dernier rapport de l’ICAEW (Institute of Chartered Accountants in England and Wales). Dans ‘Economic Insight: Africa Q4 2017’, publié aujourd’hui, l’organisme de comptabilité et de finance souligne les obstacles à la croissance résultant des problèmes que rencontrent les économies les plus importantes du continent (Nigeria, Afrique du Sud, Angola).

Michael Armstrong, directeur régional de l'ICAEW pour le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Asie du Sud

Michael Armstrong, directeur régional de l’ICAEW pour le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie du Sud

NAIROBI, Kenya, 14 décembre 2017, -/African Media Agency (AMA)/- Le rapport, commandité par l’ICAEW et réalisé par son partenaire, le cabinet de prévisionnistes Oxford Economics, donne un aperçu de la performance économique de la région. Il se concentre sur l’Afrique orientale, l’Afrique australe, l’Afrique centrale et l’Afrique occidentale.

Selon le rapport, l’économie ayant le plus contribué à l’expansion de l’Afrique orientale a été l’Éthiopie, qui représente à elle seule une croissance de 2 % du PIB régional, avec une performance remarquable de 7,1 %. Kenya la talonne de près, avec une contribution de 1,7 % au résultat régional grâce à une croissance de 4,6 %. Les deux puissances régionales ont rencontré des difficultés d’ordre politique en cours d’année sans lesquelles leurs performances économiques auraient été meilleures.

Michael Armstrong, directeur régional de l’ICAEW pour le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie du Sud, a déclaré : « En dépit d’environnements économiques difficiles, le Kenya et l’Éthiopie ont affiché de bons taux de croissance. Sans l’instabilité politique, ces deux pays d’Afrique de l’Est auraient connu une meilleure croissance. »

Au Kenya, les élections contestées et les nouvelles élections (boycottées par l’opposition) ont retardé certaines décisions d’investissement alors que les manifestations dans certaines régions ont entravé les affaires. En Éthiopie, le dynamisme économique global résultant des gros investissements et de la modernisation continue sur sa lancée, mais les contraintes sévères en termes de liquidité des devises impacteront sur l’activité économique à l’avenir.

L’Afrique occidentale devrait afficher la plus forte progression sur le continent selon les estimations, avec un taux de croissance de 7,6 %. A l’exception du Nigeria, dont l’économie reprend, les destins des pays de cette région sont contrastés. Les économies les plus importantes et les plus diversifiées de la zone utilisant le franc ont aussi connu une bonne année. Selon les estimations, le Sénégal devrait connaître une croissance réelle de 6,6 % cette année, juste derrière la Côte d’Ivoire, avec sa croissance de 6,8 %. Le chiffre de la Côte d’Ivoire aurait pu être plus élevé, mais une faible récolte de cacao et des prix plus souples sur les marchés internationaux ont fait baisser le résultat.

La performance de l’Afrique centrale continue d’être affectée par le recul de la République du Congo et les ennuis comparables dans les autres économies de la région dépendant du pétrole, notamment le Tchad et le Gabon.

L’Afrique australe continue à faire du surplace à cause de la performance morose de ses économies les plus grandes, l’Afrique du Sud et l’Angola. En Afrique du Sud, l’incertitude politique dans un environnement marqué par un fort taux de chômage et d’endettement des consommateurs, a entraîné une baisse de confiance et une contraction de la demande qui devrait limiter la croissance réelle du PIB pour l’année 2017 à 0,7 % (bien que le pays a pu échapper à la récession grâce à une croissance positive au deuxième trimestre après un recul au premier trimestre et au quatrième trimestre de 2016).

L’Angola lutte toujours avec les déboires provoqués par la chute du cours du pétrole, bien que le pays ait pu consolider ses réserves internationales. Son estimation de croissance réelle du PIB pour 2017 est de 1,2 %. Quoique faible, historiquement parlant, ce taux est nettement supérieur à la croissance négative de 3,8 % enregistrée en 2016.

Le rapport Economic Insight: Africa est disponible dans son intégralité sur le lien ci-dessous : http://www.icaew.com/en/technical/economy/economic-insight/economic-insight-africa

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ICAEW

CONTACTS MÉDIAS :
Jamie Douglass, bureau des relations presse de l’ICAEW, +44 (0)20 7920 8718 ou par email à James.Douglass@icaew.com

Corazon Sefu Wandimi, Tell-Em Public Relations East Africa, +254 20 260 9990 ou par email à corazon.sefu@tell-em-pr.com

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2. L’ICAEW est un membre fondateur de Chartered Accountants Worldwide et de la Global Accounting Alliance.

À propos d’Oxford Economics
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