Bilan de mandat à mi-parcours du Président du Burkina Faso, Marc Roch Christian Kaboré

Le Chef de l'Etat Burkinabè Marc Roch Christian Kaboré

Le Chef de l’Etat Burkinabè Marc Roch Christian Kaboré

Un bilan positif : la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et le réforme de l’Etat sont en marche!

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, le 4 juillet 2018,- /African Media Agency (AMA)/-Le Chef de l’Etat Burkinabè Marc Roch Christian Kaboré, élu en novembre 2015, dresse le bilan de son mandat à mi-parcours, après deux ans et demi de gouvernance à la tête du pays. C’est à travers des entretiens télévisés et radiodiffusés, face à des journalistes des secteurs publics et privés du paysage médiatique national, que le président du Faso s’est livré à cet exercice de redevabilité, les 23 et 24 juin 2018.

Le Président Kaboré a su imposer une politique de rupture en élaborant un nouveau projet de société qui vise à instaurer un Etat de droit au Burkina Faso – à travers la réforme des institutions et la construction de la citoyenneté – et à procéder à une transformation économique et sociale du pays.

Son programme présidentiel a été décliné à travers le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) adopté en 2016, qui s’articule autour de trois axes prioritaires : la réforme de l’Etat, le capital humain et la valorisation des secteurs porteurs de l’économie.

Les engagements du Chef de l’Etat ont été tenus avec des avancées significatives dans tous les domaines. Sur le plan économique, le Burkina Faso se porte mieux qu’il y a deux ans. « Nous devons nous féliciter que, malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité et la grogne sociale, le Burkina Faso ait un taux de croissance économique de 6,7% », a affirmé le Président Kaboré lors de son entretien télévisé. 

L’énergie solaire, les barrages, les projets routiers et ferroviaires en cours et le backbone national sont des projets structurants au service de secteurs porteurs comme l’agriculture et la transformation agricole, à l’image du pôle de croissance de Bagré et la création de 25.000 emplois.

De nombreuses réalisations dans le domaine de la santé, de l’eau potable, de l’assainissement, de l’électrification et de l’éducation ont déjà répondu aux objectifs de développement du Président Burkinabè avec des résultats concrets, sans oublier les actions en faveur des jeunes, des femmes et du monde rural. Grâce à la gratuité des soins pour la femme et l’enfant, 27 millions d’interventions gratuites ont été recensées, incluant la prise en charge de 10 millions de cas de maladies chez les enfants de moins de 5 ans.

Pour le Chef de l’Etat, la réforme de l’Etat est le socle sur lequel repose son mandat : parmi les réalisations les plus importantes, Roch Marc Christian Kaboré a relevé la finalisation de l’avant-projet de la nouvelle Constitution, dont l’adoption par l’ensemble des Burkinabè est prévue en 2019 par voie de référendum. Par ailleurs, de nombreux chantiers de réformes ont été lancés pour améliorer la gouvernance politique et économique, moderniser l’administration, assainir les dépenses publiques, renforcer l’indépendance de la justice et les droits humains.  

Sur le front de la sécurité et de la lutte anti-terroriste, le Chef de l’Etat a souligné le renforcement des capacités des forces armées et l’instauration d’une série de réformes pour améliorer la coordination des services de renseignement. Le Sahel est une priorité nationale ; grâce à la solidarité de la communauté internationale, le financement de la force conjointe du G5 Sahel se dessine. Les questions de sécurité n’étant pas seulement d’ordre militaire, Roch Marc Christian Kaboré a mis en œuvre un plan de développement économique et social, le PUS – Programme d’Urgence pour le Sahel -, une initiative d’un montant de plus de 450 milliards de FCFA visant à réaliser des infrastructures socio-économiques d’envergure au profit des populations du Sahel. 

Le Chef de l’Etat Burkinabè, sur la question de la rupture des relations diplomatiques avec Taiwan et la reprise conséquente avec la Chine continentale, a joué sur le registre du pragmatisme : « Nous avons décidé qu’il était important, aussi bien sur le plan national que sous régional, d’aller dans le sens de l’histoire.  Quoiqu’on dise, la Chine compte parmi les pays les plus puissants du monde aujourd’hui, pouvant contribuer à nous aider dans l’essor économique »

Direction de la Communication de la Présidence du Faso.  

DES CHIFFRES QUI PARLENT 

Réalisations majeures à mi-mandat dans les secteurs prioritaires pour l’économie et le capital humain  
 
Performance économique : Croissance et Emploi 
 
Alors que le taux de croissance se situait à 4% en 2015, il affiche 6.7 % en 2017. La performance économique du Burkina Faso est aussi validée par son taux de croissance dans la zone UEMOA – en troisième position après la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Ainsi, malgré un contexte difficile sur le plan sécuritaire et social, le Burkina Faso a pu renouer avec la croissance, grâce à l’assainissement des finances publiques, aux réformes initiées par le gouvernement pour l’amélioration des recettes fiscales et aux projets structurants lancés dans le cadre du PNDES.  
 
Par ailleurs, plus de 183.000 emplois salariés ont été créés dans le secteur formel au cours des deux années de mise en œuvre du PNDES, soit une hausse de 41,3% entre 2016 et 2017 ! 
 
Infrastructures & Désenclavement  
 
Le principal objectif des grands chantiers d’infrastructures est de désenclaver le pays et de libérer son potentiel économique. 1.240 kilomètres de pistes rurales ont déjà été aménagées, sur l’objectif de 5.000 kilomètres de voie inscrit dans le programme présidentiel. 
 
Sur les 15 projets routiers que le Chef de l’Etat s’est engagé à réaliser d’ici à la fin de son mandat, soit un total de 2.042 kilomètres à bitumer, plus de 32% sont en cours de réalisation ou de démarrage. A cela s’ajoute la réhabilitation de la ligne ferroviaire entre la Côte d’Ivoire et le Burkina et le nouveau projet de chemin de fer avec le Ghana, qui devraient être prêts d’ici à 2020. 
 
Energie 
 
Avec le solaire, la révolution énergétique du pays est aujourd’hui lancée. La production et l’approvisionnement en énergie ont pu croître en 2017 grâce aux centrales solaires photovoltaïques de Zagtouli et de Ziga, et l’achèvement, côté Burkina Faso, des travaux d’interconnexion entre Bolgatanga au Ghana et Ouagadougou.  
 
Les travaux d’électrification de 40 localités rurales et de 385 infrastructures sociocommunautaires par systèmes solaires photovoltaïques, les travaux d’interconnexion électrique entre Ouagadougou et Ouahigouya, Kaya et Dori, ainsi que Kongoussi et Djibo, l’installation de lampes LED et de lampes solaires, sont autant de réalisations qui ont permis de porter le nombre de localités entièrement électrifiées à 1.347 contre 562 en 2015.  
 
Numérique & TIC 
 
Le tout numérique a commencé à être introduit auprès de l’administration afin de la rendre plus performante, ainsi qu’à l’ensemble des secteurs clés de l’économie. Le Chef de l’Etat souhaite hisser le Burkina Faso parmi les pays qui se sont appropriés les technologies de l’information pour édifier des économies modernes. A cet effet, la connectivité s’est nettement améliorée grâce à l’achèvement des travaux de déploiement de la fibre optique, dont le projet G-CLOUD, et la mise en service de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) qui a permis de concrétiser le droit à l’information pour tous. 
 
Accès à la santé et gratuité des soins 
 
La gratuité des soins pour la femme et l’enfant a permis de prendre en charge plus de 6 millions d’interventions au profit des femmes et 10 millions de cas de maladies chez les enfants de moins de 5 ans. On dénombre pas moins de 27 millions d’interventions gratuites. 
 
Cette politique de gratuité a ainsi permis de baisser le taux de mortalité infra-hospitalière maternelle et infanto-juvénile, d’augmenter le taux d’accouchement assisté, de réduire le taux de létalité des jeunes enfants atteints de paludisme ou encore de procéder au dépistage des cancers du sein et de l’utérus chez les femmes. Cette politique de gratuité dans le secteur de la santé sera poursuivie avec l’opérationnalisation du RAMU – Régime d’Assurance Maladie Universelle – qui sera effectif en 2018 et permettra de façon graduelle d’élargir la couverture maladie à l’ensemble des Burkinabè. 
 
Eau & Assainissement  
 
L’objectif « Zéro Corvée d’Eau », un engagement majeur du Chef de l’Etat, est en marche et ambitionne de faciliter l’accès à l’eau potable à 100% des Burkinabè d’ici 2020. Des progrès ont été enregistrés en 2017 avec un taux d’accès à l’eau potable de 66,2% en milieu rural et 91,7% en milieu urbain.  
 
Les efforts du gouvernement ont porté sur la livraison et la réhabilitation d’un total de 22 barrages, de milliers de forages et d’autres retenues d’eau, des mesures qui ont permis d’atteindre une capacité de stockage en eau de surface de 6 135,35 millions de m3, soit plus que la cible fixée en 2017. 
 
Education & Enseignement Supérieur  
 
La résorption des écoles sous paillotes se poursuit avec 1.263 salles de classes déjà construites sur les 4.353 attendues en 2020. Globalement, le taux d’achèvement scolaire s’est aussi amélioré ces deux dernières années passant de 24,24% en 2016 à 32,95% en 2017 dans le post-primaire et secondaire. Alors que l’une des priorités du Chef de l’Etat est de lutter contre la déscolarisation des jeunes filles, le bilan est plus que positif avec un taux d’abandon scolaire qui a diminué de 70% depuis le début du mandat, représentant une avancée majeure pour l’égalité des chances des femmes au Burkina Faso ! 
 
Dans le cadre du renforcement de l’Enseignement Supérieur, le gouvernement va poursuivre la création de nouvelles universités dans les régions avec des spécialisations en lien avec les secteurs porteurs de ces zones, et lancer l’Université Virtuelle pour répondre au déficit d’infrastructures tout en offrant un encadrement et un suivi personnalisés à un plus grand nombre d’étudiants Burkinabè.  
 
Valorisation de l’agriculture et du monde rural 
 
Le Chef de l’Etat a fait du monde rural la priorité de son mandat. Sa politique agricole œuvre en faveur de la modernisation de l’agriculture, du recul de l’insécurité alimentaire et du développement de la transformation agricole. Face aux baisses de production agricole ces deux dernières années dues, entre autres, aux aléas du changement climatique, les efforts ont porté sur le renforcement des terres cultivables. Le gouvernement a soutenu les acteurs vulnérables du monde rural avec la mise à disposition de 35.000 tonnes d’engrais, 10.000 tonnes de semences et 22.000 équipements afin de parfaire le rendement et faciliter les conditions de travail. Dans cette optique ambitieuse de moderniser le secteur agricole, plusieurs infrastructures stratégiques seront édifiées telles que la Centrale d’achat des intrants et du matériel agricoles (CAIMA), l’unité de montage de tracteurs et motoculteurs, une unité de production d’engrais minéraux à base de phosphate naturel, ou encore, la création de la Société de production de semences agricoles (SOPROSA). 
 
Actions en faveur des Femmes 
 
Améliorer la condition de la Femme est un engagement majeur du chef de l’Etat Burkinabè qui mène depuis deux ans une politique volontariste consacrée au genre, dont l’objectif est d’instaurer une société débarrassée de toutes formes d’inégalités et d’iniquités. Concernant la lutte contre les violences, la stratégie nationale de promotion et de protection de la jeune fille et son plan d’actions ont été ratifiés. Les condamnations des auteurs de mutilations génitales féminines et d’actes violents commis contre les femmes montrent que des mesures fortes ont été mises en place pour appliquer la loi et réparer le préjudice subi par les victimes.  
 
Le chef de l’Etat avait pris l’engagement que 25 à 30 % des terres aménagées par l’Etat seraient octroyées aux femmes, engagement plus que respecté. Sur le plan de l’autonomisation, les femmes ont bénéficié de l’ouverture d’une ligne budgétaire de 200 millions de FCFA du Fonds burkinabè de développement économique et social pour le financement de l’entrepreneuriat féminin. Par ailleurs, le lancement du Programme d’autonomisation des jeunes et des femmes (PEA/JF) a permis de financer plus de 13.000 micro-projets ainsi que 17 groupements féminins intervenant dans le domaine de la transformation des produits agroalimentaires. 
 
Opportunités pour la Jeunesse  
 
Pour favoriser l’employabilité des jeunes, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la formation technique et professionnelle en soutenant l’insertion professionnelle, avec l’installation de 46 unités de transformation agricole et la distribution de 2.964 kits au profit des jeunes issus des centres de formation professionnelle. L’entrepreneuriat figure également au cœur de ses priorités, avec le financement de 19.862 micro-entreprises et la mise en place du Fonds Burkina Startups, d’un montant de 10 milliards de FCFA dont le but est d’accompagner 500 PME/PMI structurantes et innovantes, avec pour objectif la création de 10.000 emplois directs. 
 
L’un des engagements du Chef de l’Etat a été d’accorder davantage d’importance à la formation professionnelle des jeunes pour que leur apprentissage réponde aux besoins de l’économie nationale. Plusieurs actions pour soutenir ce nouveau positionnement sont en cours de réalisation, notamment la mise en place de 45 centres de formation technique et professionnelle, ainsi que la construction de lycées professionnels et de lycées scientifiques à travers l’ensemble du pays.  
 
Industries culturelles et valorisation du patrimoine national 
 
Le Chef de l’Etat s’est fortement engagé pour la valorisation du patrimoine culturel national et entend donner une place de choix à la culture dans le développement du pays. C’est ainsi que le Fonds de Développement culturel et touristique a été porté sur les fonts baptismaux. 
 
Alors que le pays va célébrer l’année prochaine le cinquantième anniversaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, une enveloppe d’un milliard de FCFA a été mise à la disposition des réalisateurs burkinabè pour soutenir leurs productions cinématographiques. 
 
Sur le plan de la symbolique, le Faso Dan Fani, la cotonnade tissée principalement à la main et issue du coton cultivé par les paysans burkinabè, a retrouvé ses lettres de noblesse grâce au président Kaboré qui en a fait sa tenue de prédilection. Dans son sillage, les membres du gouvernement et autres autorités du pays portent des tenues en Faso Dan Fani. Ces actions sont un message en direction du monde paysan dont les efforts sont magnifiés, et un coup de pouce à l’économie par la transformation et la consommation d’un produit national.  

Distribué par African Media Agency (AMA) pour La Présidence du Burkina Faso.

Contact Média: 

Auguste Romain Bambara
Directeur de la communication
babromain@yahoo.fr

Myriam Karbal

Agence conseil: MK Conseil
Tel: +212 6 21 53 59 03

myriamkarbal@gmail.com

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